Je devais voir « Edouard », mon ex, le physicien dépressif, et n’ayant pas fait mes courses depuis 2 semaines, je suis toujours contente qu’on m’invite à dîner mais je dois traiter une grosse charrette comme on dit dans le milieu.

Il faut dire qu’il y a un retour en force des ex en ce moment, je pense que c’est le début de l’hiver qui déclenche ce genre de réaction; moi-même je me sens très nostalgique de mes différentes relations et je me fais violence pour ne pas contacter Chuck.

J’ai déjà craqué lundi soir en acceptant une bouffe chez le Goître, bien que je n’ai pas cédé davantage car, heureusement, la vue de sa chemisette d’informaticien, l’odeur âcre de son haleine et surtout cette bouée sous son cou, m’ont ramenée à la réalité.

Edouard a déjà rencontré mes parents dimanche, alors qu’on n’est plus ensemble depuis 2 ans et que mes parents n’ont jamais su qu’il existait. Mais à l’occasion de mon anniversaire, mes tendres géniteurs sont venus diner avec moi rue Mouffetard et Edouard, qui m’appelait au même moment savoir où j’étais, s’est plus ou moins incrusté au café. Ca s’est soldé dans un troquet pour trinquer avec lui. Ma mère a déclaré plus tard qu’il avait un regard de pervers qu’elle trouvait inquiétant, et mon père s’est contenté de conclure qu’il voulait coucher avec moi. Il s’avère que les deux ont raison.

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