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Le vie est parfois bien faite. Profitant de mon oisiveté ces jours-ci, j’ai participé à un jeu-concours et… j’ai gagné !

Et quand je dis j’ai gagné, c’est que j’ai tout gagné : par voie de fait j’ai pu décommander Le Goitre avec lequel je devais passer la soirée, et j’ai pu inviter Joël à le remplacer. Comment se fait-il que Le Goitre soit encore de la partie ? Je sais… après sa présence suspecte à La Bellevilloise samedi dernier, je pensais rompre tout contact; mais si je n’ai rien posté mardi soir c’est que la censure ne me le permettait pas. En effet dans un moment de solitude, succombant à un désir primaire, j’ai décidé de choisir le 1er venu, et comme j’ai pu l’expliquer dans une note antérieure il semble que celui-ci se soit donné pour mission d’être présent sur mon palier à chaque fois que j’ouvrirai la porte; donc oui, cher lecteur, mardi soir j’ai fauté. Evidemment, j’ai immédiatement regretté, d’autant qu’en seul souvenir de la soirée il m’a laissé une cystite.

Est-ce la peine de préciser qu’il commence à réellement endosser le rôle du psychopathe ? Cet après-midi, alors que je flânais avec Ségolène aux Printemps, je suis tombée sur lui devant les grands magasins à une heure où il est supposé travailler, soi-disant pour acheter des luminaires. Que je le croise par hasard à la Bellevilloise, passe encore, mais aux Printemps en pleine semaine, dans ces circonstances, m’apparait comme une coïncidence plus que douteuse.

Aussi, rien de tel qu’un bon petit concert au Point Ephémère pour se calmer les nerfs. Ca commence par une descente sur ces vieux quais pavés, puis, amarrée devant la salle, une sorte de vieille galère à rames sur la voile tendue de laquelle étaient projetés des films d’animation à l’ancienne. Et enfin le concert dans une ambiance intimiste, écrasée entre une Whoopi Goldberg ratée et un videur qui partageait ses frites de façon évocatrice avec une spectatrice, j’avais l’impression d’être loin.

C’est un texto du Goitre qui a mis brusquement fin à mon voyage, me demandant si je venais dormir chez lui.

Après une soirée lourde en émotions vu que je suis toujours en train d’essayer de larguer Le Goitre qui se montre rétif (je développerai ceci dans un autre post), je suis rentrée en taxi. Le galant m’a quand même ramenée jusqu’à la borne la plus proche et a tenu à me prendre une peut-être dernière fois dans ses bras.

Ceci a pu donner une base solide au chauffeur pour la discussion qui allait porter mon trajet. Ca a débuté sur l’homme du XXIe siècle qui ne ramène plus sa « charmante » en voiture, puis ça a dévié sur sa tronçonneuse, sur les jeunes filles qu’il avait ramenées dans son manoir d’Ormesson, sur comment il avait monté la température de son salon jusqu’à 31° en plein mois de janvier pour voir « les 2 pimbèches » se déshabiller, sur comment ils les avaient saoûlées au champagne et au bordeaux, sur comment il leur avait servi le poulet cuisiné par sa mère qui vit dans la chambre du 1er étage, sur comment ils avaient parié qu’il faisait la même température dans sa chambre à lui, et sur comment ayant perdu le pari elles se sont retrouvées à passer la nuit avec lui dans sa chambre bien chauffée.

Garé devant ma porte d’entrée, il en était à m’évoquer le plaisir de manger ses tartines du matin garnies des noix du jardin, quand soudain il m’a proposé de me faire visiter cette magnifique demeure dans la foulée. J’ai très vite prétexté que je me levais probablement plus tôt que lui et que je n’aurais donc malheureusement pas le plaisir de goûter ses noix, j’ai quitté la voiture à la hâte, claqué la porte derrière moi et une fois dans mon hall j’ai soufflé « ouf, ce n’est pas ce soir que je me ferai zigouiller par un psychopathe à la tronçonneuse ».