Ce la fait déjà 1 mois que j’ai réservé 3 places pour aller voir Les Vagues de Virginia Woolf au Théâtre de la Colline : Une pour moi, une pour Ségolène, et une pour sa mère qui est passionnée par l’auteur.

Pourquoi ai-je pris ma place ? Non je ne suis pas une fervente admiratrice de Virginia, non je ne suis pas adhérente du théâtre, et non je n’avais jamais entendu parler de cette pièce. J’ai juste pris ces places comme dernier recours à un plan drague; pour apercevoir sur scène un jeune homme que j’ai rencontré aux deux derniers nouvel ans et qui ne se souvient pas du tout de moi. C’est tout à fait pathétique : au premier nouvel an il m’a tapée dans l’oeil, mais j’étais divisée entre secourir Ségolène qui se vomissait dessus à ma droite et profiter qu’il avait choisi d’endosser le rôle de barman pour lui réclamer des verres à ma gauche. J’ai plutôt réussi à jongler entre ma droite et ma gauche, retirant les Curly qu’on avait mis dans le nez de Ségolène pendant qu’elle s’était assoupie, et me faisant servir de nombreux verres par cet inconnu. Le nouvel an suivant j’étais escortée de Chuck, par conséquent je n’ai pu l’approcher. Et je me suis dit que c’était surement un signe du destin quand je l’ai recroisé tout à fait par hasard dans une rue de Dijon, mais là encore accompagnée de Chuck.

Après enquête j’ai appris que le mystérieux barman du nouvel an étant en réalité comédien et pour me faire remarquer je n’ai trouvé d’autre alternative que de payer 30 euros pour aller l’applaudir dans la pénombre, devant une pièce de 3h, entourée de nombreux anonymes.

Je pensais bien aller lui parler après le spectacle, épaulée par Ségolène et sa mère, mais je n’avais pas prévu qu’elles me poseraient un lapin et que je finirai seule, affamée et bien entendu incapable d’aller adresser la parole à mon petit comédien.

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