Après une soirée lourde en émotions vu que je suis toujours en train d’essayer de larguer Le Goitre qui se montre rétif (je développerai ceci dans un autre post), je suis rentrée en taxi. Le galant m’a quand même ramenée jusqu’à la borne la plus proche et a tenu à me prendre une peut-être dernière fois dans ses bras.

Ceci a pu donner une base solide au chauffeur pour la discussion qui allait porter mon trajet. Ca a débuté sur l’homme du XXIe siècle qui ne ramène plus sa « charmante » en voiture, puis ça a dévié sur sa tronçonneuse, sur les jeunes filles qu’il avait ramenées dans son manoir d’Ormesson, sur comment il avait monté la température de son salon jusqu’à 31° en plein mois de janvier pour voir « les 2 pimbèches » se déshabiller, sur comment ils les avaient saoûlées au champagne et au bordeaux, sur comment il leur avait servi le poulet cuisiné par sa mère qui vit dans la chambre du 1er étage, sur comment ils avaient parié qu’il faisait la même température dans sa chambre à lui, et sur comment ayant perdu le pari elles se sont retrouvées à passer la nuit avec lui dans sa chambre bien chauffée.

Garé devant ma porte d’entrée, il en était à m’évoquer le plaisir de manger ses tartines du matin garnies des noix du jardin, quand soudain il m’a proposé de me faire visiter cette magnifique demeure dans la foulée. J’ai très vite prétexté que je me levais probablement plus tôt que lui et que je n’aurais donc malheureusement pas le plaisir de goûter ses noix, j’ai quitté la voiture à la hâte, claqué la porte derrière moi et une fois dans mon hall j’ai soufflé « ouf, ce n’est pas ce soir que je me ferai zigouiller par un psychopathe à la tronçonneuse ».

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